PARTIE 1 – CHI ET SANTE
Voici la définition de la santé de l’OMS : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » La santé ne serait donc pas seulement de ne pas tomber malade mais aussi de jouir pleinement de ses capacités.
Idéal !
Pourtant, en étant plus proche de la réalité de tous les jours, on peut dire qu’être en santé ne veut pas dire ne jamais tomber malade mais plutôt tomber malade et pouvoir guérir. Et, si on s’intéresse au Chi, on peut aussi dire que le processus de guérison peut être une occasion de maturation, une occasion de se transformer dans le sens d’une meilleure adéquation avec ce que la vie veut pour nous. Ce qui mène à maintenir une présence agissante et bénéfique en soi pendant qu’on est malade.
La santé est un état d’équilibre, fragile et instable, physique, mental, social mais aussi énergétique, équilibre que des forces en nous cherchent à maintenir, instant après instant. Il y a donc un modèle ou terreau de la santé, « l’information Santé » existe quelque part et est accessible à notre corps, en cas de maladie l’information se transforme en force de guérison. L’intuition nous fait dire que cette information, dynamisme en perpétuel mouvance, existe en fait partout. Il y a une Santé de la nature, une Santé de la terre. Chacun peut la voir à l’œuvre dans sa vie quotidienne, pour peu qu’il en fasse un objet de contemplation. Et grâce au travail du Chi, mais pas seulement, chacun peut en être un acteur.
Acteur dans ce combat pour la vie, pour … et non contre !

Que pouvons nous faire pour rester en santé?
En restant au plus près de notre expérience des pratiques que nous proposons et en nous référant à ce que nous savons grâce à plus de 2000 ans de pratique, de recherches et de témoignages, nous pouvons affirmer que :
– Une Hygiène de vie est indispensable et relève de notre responsabilité : Bien respirer – Bien assimiler et éliminer – Bien bouger – Bien manger et boire – Bien dormir – Entretenir de bonnes relations
– Par le travail du Chi, il nous est donné un moyen supplémentaire très important car il nous permet d’agir avant que les maladies organiques s’installent. En effet un déséquilibre de Chi (s’il n’est pas rétabli) entraîne, à la longue, des désordres physiques. Avec le Chi nous pouvons agir avant que ce déséquilibre se matérialise. Trop de Chi ou pas assez de Chi, une mauvaise circulation du Chi sont les causes les plus courantes de notre mal être. Le Chi doit être présent en quantité suffisante et circuler harmonieusement. Maintenir jour après jour, heure après heure, notre équilibre énergétique en quantité et en qualité, est un moyen efficace pour conserver la santé. Les chinois ajoutent « et la longévité ».
Bonne nouvelle ! Toutes les techniques de Chi que nous enseignons vont dans ce sens.
Elles entretiennent une circulation du Chi équilibrée, abondante, en connexion avec le naturel et la nature. Parmi celles-ci se trouvent les techniques spécifiques d’intervention par le Chi dans nos organes, articulations, muscles, nerfs, vaisseaux sanguins…etc. Ce sont celles-ci qui seront abordées plus particulièrement dans le stage d’automne.
Nous enseignons aussi des mouvements de Qi Gong simples, qui activent la circulation du Chi, le Tan Tien, l’enracinement, la détente, l’équilibre, la souplesse, la respiration… des Qi Gong dans lesquels chacun peut trouver ce qui lui convient.
Et enfin, il y a la forme de Tai Chi, très élaborée en termes de variété de mouvements, de sollicitation de tous les aspects de notre corps et de notre esprit : notre être-corps. Elle aussi, est pratiquée dans une optique de santé, non martiale. Ce qui implique d’effectuer les mouvements d’une certaine façon et non d’une autre ! Dans un état d’esprit simple, en paix, joyeux et en même temps dans une grande exigence.
Comment savoir ce qu’il convient de pratiquer ?
En développant sa conscience interne du corps, sa sensibilité, sa capacité d’écoute, son ouverture mentale et énergétique. Pouvoir sentir et discerner ce qui est juste, dans le moment présent. Comment ? En pratiquant dans cette intention. C’est ce que Corps Vivant Corps Conscient développe plus particulièrement dans sa pédagogie.
Et quand nous tombons malade ?
1 – Consulter un médecin.
2 – Lever le pied, se reposer et se poser la question : qu’est-ce que je change dans ma vie ? En effet la maladie est souvent un appel à prendre soin de soi autrement, utiliser ce temps de suspension et de déséquilibre pour écouter et, grâce à ce bousculement, remettre en question sa manière de penser et d’agir.
3 – Mettre en place des pratiques qui vont compléter ou aider l’intervention médicale et renforcer le processus de guérison. Quand on pratique déjà c’est plus facile ! Des élèves qui ont été malades et hospitalisés nous ont souvent partagé leur étonnement et leur satisfaction de pouvoir se procurer du bon dans le corps en agissant grâce à ce qu’ils avaient appris avec nous.
Et puis il y a quelque chose d’indicible mais de visible, ce qui parfois reste présent en nous, malgré la maladie, malgré les difficultés et la souffrance : le rayonnement intérieur. Un médecin de ma connaissance appelle cela la santé spirituelle.
A venir en septembre … la partie 2 – CHI ET SOINS par le Dr Marie Christine Boutrais, enseignante certifiée de notre école, qui soigne dans l’optique de la médecine intégrative et tient des consultations de Chi en médecine au CHU Orléans.