CHI et Petite Circulation : respiration dans les points

La respiration dans les points de la petite circulation est une des grandes techniques de base.
Elle permet d’activer chacune de ces zones appelées Chakra en Inde, Portes par les chinois.
Elle active aussi la circulation dans le circuit de la Petite Circulation.

Ces points, ou zones, sont en relation avec différents niveaux de notre être, et chacune à une coloration physique, énergétique, psychique et spirituelle ou subtile.
Il est intéressant de les découvrir soi-même car il y a des constantes communes à tous et des particularités personnelles. Exemple de constante : le point du sternum correspond au cœur qui pompe le sang et est ainsi en relation avec toutes les parties du corps, cette zone vibre quand on est en relation, Chi doux chaud et en expansion, amour… Pour un individu, il peut correspondre à une sensation de tristesse et d’oppression, ou de joie, ou de paix…
A vous de continuer grâce à votre exploration personnelle pour chacun des points.

Revenons à ce qui se passe lorsque nous respirons dans un point.
1 – Nous réveillons ce point nous l’activons.
2 – Nous mettons en place un courant de Chi entre l’intérieur du corps et l’extérieur.
Si nous voyons les choses par l’anatomie occidentale j’inspire pour prendre l’oxygène et le Chi et j’expire pour éliminer le gaz carbonique et le Chi en trop. Mais nous pouvons aussi voir cela différemment : que cet expire est une forme de don pour participer à la présence du Chi dans l’espace, comme l’arbre qui rejette de l’oxygène et nous le donne. Cette respiration nous intègre donc plus consciemment dans quelque chose de plus vaste que nous.
3 – Nous activons tous les systèmes du corps qui sont en relation avec ce point, et ce, je le répète*, à tous les niveaux : physique, énergétique, psychique et spirituel ou subtil (l’être-corps). Cela va donc exercer une influence importante sur notre santé.

Ce qui est intéressant c’est d’effectuer le travail de découverte par soi-même, sans avoir d’idées préconçues dues à des lectures ou autres informations : respirer dans les points et voir ce que ça fait, de quoi je prends conscience, comment ça évolue, et chaque fois découvrir, devenir de plus en plus conscient.

Il y a aussi une manière de travailler respectueuse de notre être-corps : en douceur, sans forcer, en cherchant l’équilibre et l‘harmonie. Ne pas s’obstiner, faire des pauses pour entendre si, pour maintenant, cela suffit.
Si un point ne répond pas ou est peu activé, et qu’un autre est très présent et actif, je vais rester plus longtemps dans celui qui est faible. Et je vais, tout au long de la technique qui inclut tous les points les uns après les autres, chercher à ce que les points deviennent actifs, pleins de Chi et circulant, au même niveau d’intensité.
Je peux par exemple rester longtemps sur un point et passer rapidement sur un autre. Je vais aussi faire des pauses pour écouter, écouter, écouter ! Sentir ce qui se passe, ce qui me vient, ce que le corps exprime.
Cette recherche d’équilibre, et non d’intensité maximale (qui est une forme de compétition avec soi-même) est fondamentale. Le plus, toujours plus, la performance sont nocifs pour le corps. Ils le fragilisent ! Cela finit par entraver la bonne circulation du Chi car il y a aussi une tendance au déséquilibre dans notre corps. L’homéostasie (l’équilibre) est rétablie à chaque instant, et nous pouvons y participer consciemment : quoi de plus gratifiant ?

Et puis, je vais écouter dans ma vie quotidienne les changements qu’opère en moi cette technique. Cela va m’encourager à continuer.

Ecouter aussi dans ma vie quotidienne quand un, ou des points, s’activent spontanément (dans une relation par exemple). Informations très précieuses sur ce qui se passe en cet instant-là, car une préhension de la réalité qui ne passe pas par la tête, l’analyse, l’explication du pourquoi, le raisonnement. Précieuse… seulement si je ne la laisse pas être récupérée par le mental justement ! Si je ne l’analyse pas, si je n’en tire pas des conclusions ou un savoir, autrement dit, si je reste dans la connaissance qui vient du corps et parle directement à l’être-corps. Pour cela il me suffit de donner une place, à l’intérieur, à ces sensations, de leur accorder du temps et de les ressentir le plus complètement possible. C’est tout !

Peut-être un jour une prise de conscience viendra, un sens comme une évidence m’apparaitra, mais je ne sais pas si cela arrivera et je ne sais pas quand.
Et rester dans ce «je ne sais pas » est la clef du travail de conscience qui passe par le corps.

Il s’agit de se trouver ses propres moyens de réintégrer l’unité et la cohérence de l’être-corps, son bonheur d’être.

*Je le répète car notre culture matraque la séparation et c’est une minorité qui met en avant un mode de connaissance par l’être-corps, tout simplement parce que cette connaissance là on ne peut la maitriser, la contrôler, l’expliquer, la théoriser (et en faire de l’argent) car c’est le jaillissement créateur de la vie, toujours nouveau et adapté à chacun(e).

Article ajouté au panier
0 Produit - 0,00